mardi 9 février 2010

Bilan des dégâts de samedi à Zurich


Auteur : hans muster :: Traduit par : le vent

Dès le début et quasiment pendant tout le défilé, les murs à gauche et à droite ont été remplis de slogans, de tags et de graffiti. Presque chaque coin de mur blanc a dû céder son innocence. Les flics n'étaient pas du tout au courant et donc presque invisible. Au Limmatplatz, ce rêve humide panoptique (env. une quinzaine de caméras de surveillance), certainEs ont essayé de détruire ces caméras avec de longs bâtons, ce qui a partiellement fonctionné. Des bagnoles qui avaient l'air chères, une des „Trouble Shooters“ (bande de foutuEs socialistes) et, particulièrement réjouissant, celle du porte-parole de la police urbaine Cortesi, qui est apparu au mauvais moment à côté de la manif, ont été démolies. Le long de la Langstrasse, de nombreux bordels et boîtes de nuit ont été barnbouillés de slogans contre le sexisme et le patriarcat. En plus, les vitres des locaux suivants ont volé en éclats:

- McDonalds [toujours la cible la plus banale d'une critique du capitalisme ringarde, et quand même une des plus grande multinationales, à laquelle on peut reprocher plein de choses. Des conditions de travail horribles resp. exploitation (ici, et surtout dans les pays économiquement „arriérés“), poursuites et assassinats de syndicalistes, coupes de forêts pluviales et appropriations et gaspillages de ressources en général]

- Hooters [grande chaîne de restauration internationale qui emploie uniquement des femmes, étant obligés de porter des petits shorts et décolletés profonds. Sans doute le point de rencontre du pire machisme et de l'oppression patriarcale.]

- Une joaillerie [malheureusement, rien à piller (verre blindé), mais les petits plaisirs de la bourgeoisie ont au moins été bousillés symboliquement.]

- ZKB [Banque cantonale de Zurich, qui essaie de se procurer une image „alternative“ par des hypocrisies écologiques et sociales, piège dans lequel trop de gens tombent. Une des quatre plus grande banques en Suisse. Capitalistes, bureaucrates, bofs. point barre.]

- Mercedes [Encore une fois les plaisirs bourgeois, qui nous prêchent un monde mort avec des marchandises censées compenser le manque de vie]

- Un local yuppi [Construit sur les décombres d'un ancien squat, ne pouvait malheureusement pas vraiment être endommagé, car des gens qui ricanaient stupidement étaient assis directement derrière les vitres.]

- Un shop mobilezone [Siemens, Nokia et Cie. sont souvent à fond dans le business de technologies de surveillance (les natels en tant que tels sont une puce dans la poche) et sont également connus pour leurs mouvaises conditions de travail.]

- RBS coutts [Banque spécialisée sur la gestion de grosses fortunes.]

- Tamedia [une entreprise médiatique suisse éditant, entre autres, le TagesAnzeiger, le 20min, Finanz und Wirtschaft, Schweizer Familie. On bouffe cette merde bourgeoise quotidiennement, pour nous empêcher, par de la causerie ennuyeuse, de mettre en question les racines de ce monde. La tendance policière se montre dans le style et dans les omissions. Les journalistes servent aux dominantEs et leurs valeurs pourries. Bien sûr, il serait plus beau de saboter leurs imprimeries...Mais n'empêche, ça a fait du bien!]

Malheureusement, le défilé a été bloqué à la Stauffacherbrücke par quelques fourgons de flics (qui lui barraient la route pour la première fois) se précipitant désespérément sur place, ce qui a empêché la pénétration du centre-ville. Après quelques pavés, balles en caoutchouc et lacrymos, le défilé a fait demi-tour et restait dans le 4e jusqu'à 2h du mat.

Il n'y a pas eu d'arrestations!

Une fête de la révolte à Zurich

Auteur : Festender :: Traduit par : le vent

Le flyer suivant circule en tant que flyer et affiche. Ci-joint, les versions PDF


Une fête de la révolte

Sans aucun doute, ce dernier samedi soir [06.02.2010] a été une fête. 500-800 personnes se sont pris les rues de Zurich et ont créé une marge de manoeuvre qui semble se réduire quotidiennement.


De nombreuses personnes issues de milieux très différents ont ensemble profité de l'occasion pour attaquer ce qui représente l'oppression quotidienne et le pouvoir des riches; ou, tout simplement, pour enlever à la ville sa façade hypocrite. Joyeusement a été brisé au moins pour un petit instant la glace épaisse de la pacification sociale.

Tout de même, on croit moins que des vitres brisées changent le monde, que l'idée de révolte qui se répand; basée sur le rêve d'un vivre ensemble qui s'enrichit par le fait que toutE et chacunE puisse s'épanouir librement et en tant que personne unique. Si nous balançons des pavés contre les flics, c'est parce que nous considérons les autorités de tout genre comme assassines de ce rêve. Si nous détruisons des banques et des bâtiments administratifs, c'est pour renforcer déjà maintenant l'idée d'un monde sans argent et sans bureaucratie. Ce n'est pas les décombres que nous cherchons, mais les sentiers qui les traversent.

Dans les moments de révolte, la possibilité de briser la normalié, l'assujettissement et l'acceptation du quotidien surgit, pour poser des questions et expérimenter avec des réponses qui dépassent la politique. Maintenant, que l'espace s'est ouvert, qu'est-ce qu'on peut en faire? Comment s'opposer à l'Etat? Comment répandre et faire durer la rupture avec la normalité? Comment devenir dangereux? Certainement pas en cherchant une niche pour une culture et une économie alternative, qui se limite à la quête de son droit d'existence. L'Etat ne disparaîtra pas sans la révolte généralisée des exploitéEs, autant que les riches et les puissantEs ne céderont pas leurs privilèges sans résistance. La rebellion peut s'exprimer de différentes manières, mais à partir du moment, où, avec l'idée de rejeter toute forme de domination, il n'y a ni revendications ni partenaires de négociation, à partir de ce moment-là commence quelque chose qui tient de nouveau à nous...

Cette machine immense, qui nous ôte toute liberté, pour la vendre ensuite dans le monde à l'envers des marchandises, nous enferme dans les prisons, les asiles psychiatriques et les centres d'expulsion, pour nous enchaîner touTEs au code pénal, nous contrôle et nous humilie, nous force quotidiennement à l'école ou au boulot, pour un ordre social qui n'est certes pas le nôtre; cette machine est construite, gérée, réparée et protégée à des endroits concrets par des personnes réelles. Il n'y a pas besoin de 500 personnes pour attaquer. Une petite bande de bons potes suffit.
La nuit est de notre côté...

Rien n'est passé!
Pour un monde sans domination!

27.03 ¦ Manifestation Antifasciste à Chauny (France)


Auteur : Bidoch' :: : coordinationlibertaire@gmail.com

Manifestation contre la montée du FN à Chauny, l'une des villes du Nord de la France la plus infectée par le fascisme et violente qui plus est !

dimanche 7 février 2010

Zurich : revolte dans la nuit de samedi à dimanche


Une manifestation non autorisée a donné lieu samedi soir à Zurich à des affrontements entre les forces de l'ordre et quelque 500 antifa, autonomes, jeunes , vieux, holligans.

Un policier a été blessé et les dégâts occasionnés

atteignent plusieurs centaines de milliers de francs.

AutorIn : hans muster



Einige gefundene SprayereienGleich von Beginn an und praktisch über die ganze Dauer des Umzugs wurden links und rechts die Wände mit Parolen, Tags und Graffitis vollgesprayt. Fast jedes Fleckchen weisse Wand musste seine Unschuld lassen. Die Bullen haben nicht das geringste bisschen Wind gekriegt und waren dementsprechen praktisch überhaupt nicht zu sehen. Beim Limmatplatz, diesem panoptischen Feuchttraum (ca. 15 Überwachungskameras) wurde versucht, diese Kameras mit langen Stöcken kaputtzuschlagen, was teilweise gelang. Autos, die teuer aussahen, eines der "Trouble Shooters" (elende Sozis) und besonders erfreulich, jenes vom StaPo-Sprecher Cortesi, der im falschen Moment neben der Demo auftauchte, wurden demoliert. Entlang der Langstrasse wurden zahlreiche Bordelle und Nachtklubs mit Parolen gegen Sexismus und das Patriarchat vollgeschmiert. Ausserdem flogen die Scheiben folgender Lokale in Stücke:


Einige gefundene Sprayereien
Einige gefundene Sprayereien

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ZKB, Kameras beim Limmatplatz, Mc, Hooters
ZKB, Kameras beim Limmatplatz, Mc, Hooters

Juwelier, Mercedes, Mobilezone, RBS coutts, Tamedia
Juwelier, Mercedes, Mobilezone, RBS coutts, Tamedia



- McDonalds [stets das banalste Zielobjekt einer ewiggestrigen Kapitalismuskritik, und doch einer der grössten Multis, der gewiss besonders viel Dreck am Stecken hat. Übelste Arbeitsbedingungen bzw. Ausbeutung (hier, und vorallem auch in den Auslagerungen in ökonomisch "rückständigen" Ländern), Verfolgung und Ermordung von Gewerkschaftlern, Regenwaldrodungen und Besitzergreifung und Ausschöpfung der Resourcen im Allgemeinen (v.a. in Drittweltländern)]

- Hooters [grosse internationale Restaurantkette die ausschliesslich Frauen als Dienstpersonal beschäftigt, die kurze Höschen und tiefe Ausschnitte zu tragen haben. Wohl der Tagungsort widerlichsten Machismus' und patriarchaler Unterdrückung.]

- Ein Juweliergeschäft [leider gab es nichts zu plündern (Sicherheitsglas), doch konnten zumindest symbolisch die kleinen Freuden der Bourgeoisie versaut werden.]

- ZKB [Zürcher kantonal Bank, die sich durch ökologische und sozial gutmütige Heucheleien ein "alternatives" Bild zu verschaffen versucht, worauf sogar lächerlich viele hereinfallen. Eine der vier grössten Banken der Schweiz. Kapitalisten, Bürokraten, Langweiler. punkt.]

- Mercedes [Nochmals die bourgeoisen Freuden, die uns eine tote Welt predigen, in deren Waren wir diesen Mangel an Leben kompensieren sollen]

- Ein Yuppielokal [Errichtet auf den Trümmern eines bestzten Hauses, konnte leider nicht gross beschädigt werden, da Menschen direkt hinter den Scheiben sassen und blöd grinsten.]

- Ein Mobilezone shop [Siemens, Nokia, und was weiss ich für Natelhersteller, sind oft auch dick im Geschäft von Überwachungstechnologien verwickelt (Natels an sich sind eine Wanze im Sack) und sind auch für ihre ausbeuterischen Arbeitsbedingungen bekannt.]

- RBS coutts [Bank die auf die Vermögensverwaltung privater Kundschaft (Bonzen) spezialisiert ist.]

- Tamedia [ein schweizer Medianunternehmen das unteranderem den TagesAnzeiger, 20min, Finanz und Wirtschaft, Schweizer Familie und anders druckt. Taglich wird uns diese bürgerliche Scheisse um die Ohren gehauen, um uns mit dem langweiligen Gequatsche unterwürfiger Journalisten davon abzuhalten, diese Welt an ihren Wurzeln zu hinterfragen. Der Hang zu polizeilichem Schreibstil, zeigt sich immer wieder darin, was wie geschrieben und was bewusst verschwiegen wird. Journalisten dienen zur Verteidigung der Herrschenden und ihren verfaulten Werten. Natürlich wäre es schöner, ihre Druckereien zu sabotieren als ein paar Scheiben einzuschmeissen... Doch gut tut es allemal!]


Leider stockte der Umzug an der Stauffacherbrücke und liess sich von ein paar verzweifelt heraneilenden Bullenwannen (die sich nun das erste mal dem Umzug in den Wag stellten) den Fortgang in die Innenstadt verwehren. Nach etwas Steinen, Gummischrott und Tränengas, drehte der Umzug um, und hielt sich noch bis 2 Uhr im Kreis 4 auf.

Es gab keine Verhaftungen!

Valais: Bernard Rappaz demande une révison de son procès

Le chanvrier Bernard Rappaz a demandé une révision du procès au cours duquel le Tribunal cantonal valaisan l'avait condamné en novembre 2008 à cinq ans et huit mois de réclusion.



Elle a été déposée le 1er février en même temps qu'une demande de suspension immédiate de l'exécution de sa peine.

Dans un communiqué diffusé dimanche, Bernard Rappaz se dit optimiste d'obtenir satisfaction. «Surtout que la situation au niveau suisse et mondial évolue favorablement dans le sens d'une réglementation du chanvre à usage récréatif et thérapeutique».

Et de citer pêle-mêle une nouvelle loi cantonale st-galloise qui permet aux citoyens majeurs de cultiver pour leur propre usage neuf plantes de chanvre, la tendance au niveau fédéral d'aller vers un régime d'amende pour les consommateurs surpris en public ou encore les directives données par Barack Obama pour laisser le chanvre thérapeutique se développer aux Etats-Unis.

En appel, le Tribunal cantonal avait condamné Bernard Rappaz à cinq ans et huit mois de réclusion pour violation grave de la loi fédérale sur les stupéfiants et pour gestion déloyale aggravée. Le chanvrier avait fait recours auprès du Tribunal fédéral mais celui-ci l'avait déclaré irrecevable en octobre dernier.
(ats)

jeudi 4 février 2010

le filme la HAINE

mardi 2 février 2010

Photos de la manif anti-wef à Davos 30.1.2010

AutorIn : reVOLUTION

demobeginn
demobeginn

refresh
refresh

moerdertreff
moerdertreff

der zaun wird am kongresszentrum demontiert
der zaun wird am kongresszentrum demontiert

die zaunwaechter ziehen auf
die zaunwaechter ziehen auf

von hinten kommen noch mehr
von hinten kommen noch mehr

am seehof
am seehof

ein nasser landammann michel im interview
ein nasser landammann michel im interview

bei minus 10 grad umziehen, nicht nett!
bei minus 10 grad umziehen, nicht nett!



nach einer zugfahrt ohne kontrollen nach davos, begann um 14 Uhr die demo gegen das wef. etwa 200 demonstranten hatten den weg nach davos gefunden.
aufgerufen hatte die autonome jugend davos, die grünen davos und die jusos.
nach kurzer ansprache zogen die demonstanten zum bahnhof davos platz, dort gab es verschiedene reden unter anderem von einer bundestagsmitgliederin der LINKEN aus berlin (name hab ich leider vergessen).
die bunte demo (die älteste teilnehmerin wurde extra begüsst, eine 90jährige aktivistin aus davos) zog dann zum kongresshaus. dort wurde kräftig am zaun gerüttelt, bis die robocops aufzogen. cederic wermuth hielt derweil eine kurze rede.
am besonders geschützten hotel seehof wurde nochmals versucht den zaun zu demontieren, was auch grösstenteils gelang. von der polizei wurden die demonstranten darauf hin mit einem feuerwehrschlauch weggespritzt.
landammann hanspeter michel, der deeskalieren wollte wurde dabei ebenfalls reichlich nass. ;-)

alles in allem eine solidarische und kraftvolle demo. wir kommen wieder!
in davos, da ist was los!







AutorIn : Überregionales Anti-WEF-Bündnis Basel


Pressecomuniqué von 14:30h, die Demo befindet sich im Moment erst am
Claraplatz. Über die weiteren Ereignisse der Demo informieren wir mit
einem update.

Gemeinsam auf die Strasse - Für unsere Zukunft,gegen Kapitalismus".
Dieses Motto haben um die 1000 DemonstrantInnen heute, am
30.1.2010, auf Basels Strassen getragen. Es wurde damit ein weiteres Mal
gegen das WEF protestiert, das Jubeltreffen einer zutiefst ungerechten
und zerstörerischen Wirtschafts- und Gesellschaftsordnung.



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Die Demonstration führte vom Barfüsserplatz an den Bankenplatz durch die
Freie Strasse über die Mittlere Brücke an den Claraplatz und von dort
wieder zurück über die Mittlere Brücke bis zum Petersplatz. Die während
verschiedener Zwischenhalte gehaltenen Reden thematisierten die
zunehmende Ablehnung von kapitalistischer Ausbeutung und Unterdrückung.
Wir haben genug von einem Klima der Entsolidarisierung und rechter
Demagogie. Wir brauchen keine Firmen wie Clariant oder Rieter, die ihren
Angestellten das Standort-Messer an den Hals setzen, Werke schliessen
und Arbeitsplätze vernichten. Wir brauchen keine Universität, die dem
Putzpersonal Tiefstlöhne bezahlen lässt. Wir brauchen keine Regierung,
die den Banken Milliarden hinterher wirft, der breiten Bevölkerung aber
Renten und Sozialleistungen kürzt!

Für uns ist deshalb das WEF eine Möglichkeit, die breite aber noch
diffuse Ablehnung des kapitalistischen Statusquo zu einem gemeinsamen,
machtvollen Ausdruck zusammenzubringen. Wir glauben das Bedürfnis nach
einer solchen Gesellschaft, in der nicht Profit und Konkurrenz zählen,
wird für viele Menschen immer dringlicher, das zeigten wir heute
gemeinsam auf der Strasse.

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Update folgt.
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Überregionales Anti-WEF-Bündnis Basel:
Antifaschistische Linke Freiburg; Antikapitalistisches Kollektiv Zürcher
Oberland; BfS; Ekmek ve Özgürlük; Infoladen Kasama; Karakök Autonome;
Komplott; Lagota; MLKP Türkei/Nordkurdistan; Nepalese Solidarity Forum
Switzerland; Neue PdA; Revolutionärer Aufbau Schweiz; RJZ; TKIP; Villa
Rosenau; Einzelpersonen


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Update der Pressemitteilung zur Anti-WEF-Demonstration

Die Demonstration zog vom Claraplatz an den Petersplatz, wo "Das Andere
Davos" stattfindet. Zum Abschluss wurde ein grosses Transparent (Foto im
Anhang) vor dem Verwaltungsgebäude der Uni aufgehängt und der Eingang
des Gebäudes symbolisch zugemauert. Dies weil die Uni mauert, wenn es
darum geht, dem Putzpersonal anständige Löhne zu zahlen. Ausserdem
befindet sich in dem Gebäude interpharma, das stellvertretend steht für
alle Arbeitgeberverbände und ihr Interesse, das Verhältnis zwischen
Arbeit und Kapital in Stein zu meisseln.



photos de la manif anti-WEF à Bâle 30.01.2010




































Think, Design, Build Socialism! Den Sozialismus denken, planen und aufbauen!

Nantes : aggresion fasciste contre un centre LGBT

Des catholiques s'en prennent au Centre LGBT de Nantes

Le Centre LGBT (Lesbian, Gay, Bisexual and Transgendered people) de Nantes a été victime de « dégradations à caractère discriminatoire » dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 janvier 2010 : « Une dizaine d'autocollants a été collée sur la vitrine, signés du Mouvement de la Jeunesse Catholique de France, groupe inconnu des mouvements religieux de Nantes. »

Pour le Centre LGBT de Nantes, qui a déposé plainte, « cet acte renforce l’idée » que son action est « nécessaire » et que son existence « est indispensable au maintien des libertés lesbiennes, gays, bi et transidentitaires. » Le Centre avait déjà déposé une plainte en 2009 pour des actes similaires.

Dans une interview accordée au journal 20 Minutes, l'évêque de Nantes, Mgr Jean-Paul James, déclare à propos du Mouvement de la Jeunesse Catholique de France (MJCF) : « Je ne les connais pas, mais ce sont de toute façon des dissidents. » Tout en rappelant son opposition au mariage pour les homosexuels, l'évêque ajoute qu'« on peut défendre cette conception tout en respectant que des gens s'aiment ».

Le MJCF, revendique l'aspect « informatif » de son action. Lié à la fraternité Saint-Pie-X, attaché à la messe en latin et regroupant une quarantaine de Nantais, il l'assume du bout des lèvres : « Tapisser la vitrine du centre LGBT n'est sans doute pas très malin », concède un responsable nantais. « Mais sur le fond, nous défendons l'ordre naturel des choses : l'état d'homosexualité n'est pas normal ».

source

http://nantes.indymedia.org/article/19531

lundi 1 février 2010

Dub Incorporation ft. Tiken Jah Fakoly - Life

samedi 30 janvier 2010

Sion - Contre mauvaise fortune bon coeur

DAVID VAQUIN


RESTOS DU CoeURContraints de quitter la Maison du Coeur d'ici à deux ans, les responsables espèrent trouver une nouvelle structure plus grande et devenir un partenaire privilégié de la chaîne du social.

Toute l’équipe de la Maison du Cœur, de gauche à droite: Monique Michelet, Aline Théodoloz, Emmanuel Théler et Marie-Josèphe Nanchen. LE NOUVELLISTE

«C'est une maison bleue, adossée à la colline... on ne frappe pas, ceux qui vivent là, ont jeté la clé, on se retrouve ensemble, après des années de route, et l'on vient s'asseoir autour du repas...» Maxime Le Forestier aurait pu s'inspirer de la Maison du Coeur de Sion pour composer sa célèbre chanson «San Francisco». A un détail près, ici le rose remplace le bleu. Mais pour le reste...

Visite guidée

Au rez-de-chaussée, une voix nous invite à entrer dans l'annexe de la maison, sorte de grande cabane en bois. Dedans, un petit groupe de jeunes s'affaire, pinceaux à la main. Plus loin, une dame est occupée à trier des livres dans la bibliothèque. «C'est la partie loisir de la maison. Nous l'avons construite grâce à une vieille cabane du chantier de la Grande Dixence», raconte Emmanuel «Manu» Théler, l'animateur des Restos, grand spécialiste du système D.

Notre guide nous emmène ensuite découvrir l'extérieur de la bâtisse, avec le coin jardin et le poulailler qui grouille de... lapins. On entre enfin dans la partie principale de l'imposante demeure de quatre étages. Une bâche obstrue l'entrée, «la seule solution pour couper les courants d'air», explique Manu. L'intérieur se compose d'une grande cuisine et d'une enfilade de chambres sur plusieurs niveaux. «De quoi héberger au maximum neuf personnes dans le besoin», détaille l'animateur. Des personnes qui ont perdu pied, qui se retrouvent soudainement à la rue, des personnes «cabossées mais pleines de richesses», selon l'expression de Manu. Une maison «peuplée de cheveux longs, peuplée de lumière», selon la chanson.

Une oasis en sursis

La visite se termine dans le bureau, où l'on fait la connaissance de l'équipe qui travaille pour faire tourner la maison: Aline Thédoloz, coordinatrice, Marie-Josèphe Nanchen, responsable de l'entretien, Monique Michelet qui gère la paperasse et Augustin Michaud, président de l'association des Restos. Les discussions vont bon train. Au centre des débats, la perte de la bâtisse, d'ici à deux ans, lorsqu'un immeuble de béton prendra la place de la Maison du Coeur. Loin d'être abattus, les membres des Restos voient plutôt cette annonce comme un nouveau départ, l'occasion peut-être de viser plus grand: «On n'a pas besoin d'un cinq-étoiles, un ensemble de cabanes de chantier sur un terrain à l'extérieur de la ville ferait l'affaire», argumente le président.

Se faire une place

Déménager vers une structure plus spacieuse permettrait aussi aux Restos de devenir un partenaire mieux considéré dans le domaine social. «Notre utilité est indiscutable, la maison est presque tout le temps pleine. Nous recueillons les personnes en difficulté de toute la région. Regardez la liste des pensionnaires, ce sont des noms bien de chez nous...» insiste Manu qui ajoute: «Une institution comme la nôtre est tout bénéfice pour les autres partenaires, nous sommes très bon marché.»

Bon marché, mais un peu à contre-courant dans l'univers du social. On se rappelle qu'il y a quelque temps, l'ancien comité des Restos avait eu des discussions animées avec les différents partenaires dont la commune. Manu ne s'en cache pas: «Nous sommes une alternative. Après nous, c'est la rue. Nous n'avons aucune prétention au niveau de l'accompagnement ou du sanitaire. Certaines autres structures sont trop rigides, elles n'acceptent pas les arrivées d'urgence, de notre côté, nous nous refusons de laisser quelqu'un dans la rue. Et pour tout ce que l'on fait, on aimerait être mieux pris en compte.» Qu'en pense la commune? «Les Restos sont des partenaires qui comptent. Nous avons une séance agendée prochainement et tout sera mis en place pour trouver les meilleures solutions», avance Bernard Métrailler, conseiller municipal sédunois en charge de la sécurité sociale. Quoi qu'il advienne, même si la maison est condamnée à une mort certaine, l'esprit des Restos survivra.

Dans une nouvelle bâtisse ou une baraque de chantier. Comme le dit la chanson: «Elle sera la dernière, à rester debout.»

photos de la manif anti-WEF à Bâle 30.01.2010









manif anti-WEF à Bâle et Davos




Les défilés, autorisés, se sont déroulés dans le calme. Seuls quelques incidents isolés sont à déplorer.

La manifestation a débuté peu après 13h30 à Bâle et s'est achevée vers 15h00. La police bâloise avait autorisé l'Alliance anti-WEF à manifester, tout en lui imposant un parcours, au départ de la Barfüsserplatz, entre la gare et le centre-ville.

Le cortège était emmené par des protestataires pour la plupart jeunes et cagoulés. Venaient ensuite des personnes plus âgées, parmi lesquelles de nombreux Kurdes et syndicalistes. Les organisateurs ont chiffré la participation à un millier de personnes, la police et les journalistes l'ont estimée à environ 300.

Contre le capital

Les calicots s'en sont pris au capitalisme: «Derrière la guerre et la crise, il y a le capital», pouvait-on par exemple y lire. La police s'est montrée discrète, procédant à trois contrôles d'identité parmi les manifestants.

Quelques déprédations sont à déplorer: sprayages de façades, vitres de voitures et de la Banque cantonale bâloise cassées. Des activistes ont symboliquement muré l'entrée d'un bâtiment administratif abritant entre autres le siège d'Interpharma, l'Association des entreprises pharmaceutiques suisses pratiquant la recherche.

L'Autre Davos

Attac Suisse et les co-organisateurs locaux avaient choisi Bâle notamment parce que la conférence anti-WEF «L'Autre Davos» tient sa 10e édition dans cette ville. De vendredi à samedi après-midi se sont tenus divers débats et ateliers sur des thèmes comme la migration, les nouveaux mouvements syndicaux ou l'inégalité salariale entre les sexes.

Le syndicaliste et philosophe américain Noam Chomsky y a également pris la parole par vidéo interposée. Selon ses organisateurs, cette 10e édition du forum altermondialiste se déroule dans un contexte particulier. Depuis 2007, le capitalisme globalisé vit sa première grosse crise, et «l'Autre Davos» veut donner la parole à ceux qui pensent le monde autrement.

Jet d'eau à Davos

A Davos, ce sont 130 personnes qui ont manifesté pacifiquement samedi après-midi. Organisé par les Verts et autorisé par la station grisonne, le défilé s'est approché à 150 mètres du centre des congrès qui héberge le WEF.

Unique incident à signaler, un groupe de manifestants s'est trop approché de la zone de sécurité autour de l'Hôtel Seehof. Les forces de l'ordre l'ont arrosé à l'aide d'un jet d'eau.

Le rassemblement final près de la gare de Davos-village a été l'occasion pour différents orateurs de s'exprimer. Parmi eux, le président de la Jeunesse socialiste Cédric Wermuth et la vice- présidente des Verts Aline Trede ont demandé une politique économique plus durable.

«Un club qui ne sert à rien»

«Depuis 40 ans, le WEF est un club qui ne sert à rien», s'est exclamé Jon Pult, président du Parti socialiste grison. Les seuls «succès» de la réunion: avoir favorisé les «déséquilibres, les destructions et les affaires», a-t-il ajouté.

Les opposants au WEF s'étaient déjà exprimés il y a une semaine à Lucerne. La manifestation avait réuni pacifiquement quelque 120 personnes sur les bords du lac des Quatre-Cantons.

(ats)

vendredi 29 janvier 2010

Nomad

Réalisé par : Sergei Bodrov
Année : 2004 | Durée : 1h40
Genres : Drame
Avec : Kuno Becker, Jay Hernandez, Mark Dacascos
Pays: Kazakhstan
Signaler un problème

Le Kazakhstan, au 18ème siècle.

Le peuple est divisé en plusieurs tribus de nomades qui parcourent les immenses étendues de leur pays. Mais la paix est fragile, et un ennemi commun menace d'annihiler ces tribus. Une ancienne prophétie annonçant la naissance d'un enfant, Mansur, descendant du puissant Gengis Khan, semble en mesure d'unir les clans. Lorsque l'ennemi entend parler de cet enfant, il se met en quête de celui-ci afin de l'éliminer. Seule l'intervention d'Oraz, puissant guerrier kazakh, offrira une porte de secours à Mansur. Le guerrier prend alors l'enfant, synonyme d'espoir pour son peuple, sous sa protection et l'emmène aux côtés d'enfants issus de chaque clan des plaines du Kazakhstan...


Lausanne: Kiosque des Jordils démoli!

Nous avons appris avec colère cet après-midi, que le kiosque des Jordils a été démoli par LO Holding.

Malgré nos deux mails, malgré la mobilisation, malgré nos effort de rester ouvert au dialogue, ce grand groupe côté en bourse qui a transformé le Flon en une horreur anonyme pour bourgeois, a procédé à la démolition du kiosque à l'insu de toutes les personnes du quartier, sans même daigner répondre à nos message!

Leur indécence va jusqu'à ne pas prévenir Mme. Cachin (tenancière du kiosque pendant 30 ans) de la démolition, alors qu'elle avait fait part de son souhait d'être présent ce jour là, jusque dans le 24heures de mercredi passé.

Nous sommes scandalisé de cette pratique, et nous le leur ferons savoir.

www.kiosquedesjordils.org


Si vous êtes intéressé à vous mobiliser (action, suite), envoyez un mail à kiosquedesjordils@bluewin.ch avec vos contacts (téléphone par ex)

Verbier - Les employés de la Pinte de Verbier se rebiffent

- Christian Carron

Sans salaire depuis le début, des employés ont le restaurant jeudi. Une action remarquée pour dénoncer une situation bien complexe.

Désabusés, en colère, plusieurs employés de la Pinte ont occupé le restaurant de Verbier hier après-midi. (Le Nouvelliste - Sacha Bittel)

«On ne peut même rien casser puisque rien ne lui appartient ici!» Désabusés, en colère, plusieurs employés de la Pinte ont occupé le restaurant de Verbier jeudi après-midi. En cause, le non-versement de leurs salaires depuis le début de l’aventure, il y a plus de deux mois pour certains. L’action a commencé le matin avec l’irruption dans l’établissement d’un premier employé, très vite rejoint par une dizaine d’autres, dont l’ancienne administratrice. Toute la troupe s’est retrouvée à 15 h 30 dans la salle à manger, heure à laquelle le financier italien Umberto Ronsisvalle devait rencontrer les quelques employés encore en activité.

La police bien empruntée

Une attente pacifique mais vaine, qui a cependant pris une tournure inattendue à 16 h 50 avec l’arrivée de la police municipale. «Que faites-vous ici?» ont d’abord demandé les deux agents. «Nous attendons nos salaires» a été la réponse unanime. «Si vous avez des litiges avec votre employeur, vous devez saisir les prud’hommes» ont poursuivi les représentants des forces de l’ordre.

«Nous l’avons fait, mais nous ne pouvons pas rester sans argent. Nous avons des loyers, des assurances à payer. Nous devons vivre tout simplement. Mais là, on nous prend pour des cons. Mais ce n’est pas à vous qu’on devrait parler mais avec le responsable. Le problème, c’est qu’il n’est jamais là.» Après une demi-heure de discussion, les agents sont repartis. «Pour le moment, il s’agit d’une affaire privée.» Mais les employés sont restés…

Le chef Franck Ferigutti a démissionné

Une affaire qui éclate aujourd’hui, mais qui apparemment se dessinait depuis quelque temps déjà. «Depuis l’ouverture du restaurant, aucun fournisseur ni aucune entreprise mandatée pour la rénovation de l’établissement n’ont reçu le moindre centime. Plusieurs encaveurs sont venus rechercher leurs vins» confie l’un des employés, sur le départ également. «Le chef des cuisines, (ndlr: Franck Ferigutti, meilleur ouvrier de France en 2000) a démissionné. Il recevait chaque jour plusieurs dizaines de coups de fil de partenaires inquiets ou mécontents. L’administratrice a fait la même chose. Comment voulez-vous travailler sereinement dans ces conditions?»

La grogne des fournisseurs

Du côté des fournisseurs, c’est aussi la grogne. Si certains sont déjà venus récupérer leurs marchandises, d’autres ont engagé des procédures pour tenter de récupérer une partie de leur mise, d’autres enfin croient encore à une issue positive.

«M. Ronsisvalle nous mène en bateau depuis le début» affirme cependant l’un deux sans hésiter. «Il nous a appelés en début de semaine pour convenir d’un rendez-vous afin de trouver une solution. Je n’y crois pas. Nous l’avons eu plusieurs fois au téléphone, certains d’entre nous l’ont même rencontré, mais la situation n’a jamais évolué. Notre crainte? Qu’il liquide la société actuelle, dans laquelle il n’apparaît pas, et qu’il reparte avec une autre. Et là, nous serons tous dans le jus.»

Manif anti répression, 20.02.10 15h Aarau

FOX NEWS PREDIT LE NOUVEL ORDRE MONDIAL!!

Voilas que Fox News annonce le Nouvel Ordre Mondial, un gouvernement mondial, une monnaie mondial, un crack ...


mercredi 27 janvier 2010

[Suisse] Sans-Papiers : Mariages censurés par la raison d'Etat - dont situation en Valais‏



LE COURRIER

MICHAËL RODRIGUEZ ET RACHAD ARMANIOS
Depuis belle lurette, l'amour est admis comme fondement du mariage. Et pourtant, une raison d'Etat s'apprête à priver toute une catégorie de la population de cet acquis emblématique de la liberté individuelle. Dès le 1er janvier 2011, les officiers d'état civil refuseront de célébrer une union lorsque l'un des deux fiancés réside illégalement en Suisse.

Le but plus ou moins avoué de cette réforme est de fermer le dernier interstice permettant à des clandestins de régulariser leur séjour. Si les mariages fictifs étaient seuls en cause, Berne aurait d'abord analysé un premier tour de vis au mariage, instauré en 2008. Il permet déjà aux officiers d'état civil de refuser toute union de complaisance, quitte à porter un désagréable soupçon sur des projets de vie sincères.

Alors qu'il devrait rester un acte célébrant une volonté de vie commune, le mariage devient un outil de plus dans l'arsenal législatif de politique migratoire. Les officiers d'état civil joueront même les auxiliaires de la police des étrangers en dénonçant tout fiancé clandestin. A l'inverse, idéalement, le mariage ne devrait pas être utilisé uniquement pour obtenir des papiers. Mais à qui la faute? La Suisse s'est érigée en forteresse. Seuls les étrangers bardés de diplômes ou originaires d'un cercle restreint de pays ont des chances d'y être accueillis. Quant aux clandestins, ils peuvent de moins en moins espérer une régularisation, fussent-ils en Suisse depuis quinze ou vingt ans! Hypocrite, cette politique du réduit national n'en reste pas moins cohérente: en privant ces migrants de statut et de droits, la Suisse peut puiser dans un réservoir inépuisable de main-d'oeuvre corvéable à merci.

Après le durcissement des lois sur l'asile et les étrangers, cette réforme marque un nouvel épisode d'une sombre machination visant à «effacer» virtuellement une partie de la population. Des migrants qui se retrouvent privés de certains droits fondamentaux, comme le droit au mariage, pourtant garanti par la Constitution fédérale et plusieurs textes internationaux.

Le mécanisme est connu: au nom de la lutte contre les «abus», on met sur pied un système d'abus institutionnalisé. Après avoir toléré une violation de la liberté religieuse en laissant passer l'initiative anti-minarets, la Suisse bafoue le droit au mariage. Ignorant le rappel à l'ordre du Comité des droits de l'homme des Nations Unies, elle fait à nouveau figure d'Etat-voyou en matière de droits fondamentaux. Cette dérive met en évidence une grave lacune du système helvétique: l'absence de Cour constitutionnelle, qui aurait la compétence d'invalider un texte s'il n'est pas conforme au droit supérieur.

La Suisse a beau enfermer les sans-papiers dans une non-existence administrative, on continuera d'en côtoyer tous les jours. Au point de pouvoir en tomber amoureux. C'est pourquoi la réforme du Code civil, votée l'été passé les yeux fermés par la droite, n'est pas seulement une énième privation à leur égard. La logique d'exclusion qui a gangrené les Suisses se retourne désormais contre leur propre liberté: avant d'accepter la bague de fiançailles, Juliette aura intérêt à demander ses papiers à Roméo.

CES MARIAGES CENSURÉS PAR LA RAISON D'ÉTAT


ion de séjour, il ne sera plus possible de se marier en Suisse. Cette atteinte au droit au mariage est passée presque inaperçue, car les milieux militants n'ont pas lancé de référendum.

Pas de papiers, pas de mariage: dès le 1er janvier 2011, les officiers d'état civil ne célébreront plus d'union sans s'être assurés que les deux fiancés séjournent légalement en Suisse. Héritage du XIXe siècle, ancré dans la Constitution fédérale et plusieurs textes internationaux, le droit au mariage s'apprête à subir un sévère coup de rabot.
L'événement est entouré d'une assez grande discrétion: aucun référendum n'a été lancé contre la modification du Code civil suisse, adoptée en juin 2009 par la majorité de droite du Conseil national (123 oui, 68 non et 3 abstentions) avec le soutien du Conseil fédéral. La Suisse rejoint ainsi le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Norvège et le Danemark, qui connaissent déjà des dispositions similaires. A noter que le durcissement concerne aussi les candidats au partenariat enregistré.

La réforme, lancée par une initiative de l'UDC Toni Brunner, a été défendue dans un premier temps au nom de la lutte contre les mariages de complaisance. Mais elle a ensuite été dotée d'un nouvel intitulé, plus proche de son objectif réel: «Empêcher les mariages en cas de séjour irrégulier.» Car elle touche tous les sans-papiers et recalés du droit d'asile, que leur projet de mariage soit inspiré ou non par l'amour. S'ils veulent tout de même convoler en Suisse, les migrants sans statut légal n'auront en principe pas d'autre choix que de retourner dans leur pays d'origine. Et d'y attendre un hypothétique visa en vue du mariage.

En restreignant de manière aussi radicale l'accès au mariage, la Suisse fait-elle fi d'un droit fondamental? «Cette révision est tout à fait conforme aux garanties fondamentales», affirme Michel Montini, avocat et adjoint scientifique à l'Office fédéral de l'état civil. «Comme le Conseil fédéral l'a souligné, les nouvelles dispositions devront être appliquées dans le respect du principe de proportionnalité. Cela signifie que, compte tenu de leur situation concrète, certaines personnes pourront obtenir une autorisation de séjour en vue du mariage.» Une possibilité qui ne vaudra toutefois que pour les cas individuels d'une extrême gravité, précise-t-on à l'Office fédéral des migrations.

Conforme au droit international?

La compatibilité de la réforme avec le droit fédéral et international est pour le moins contestée. Plusieurs juristes, à l'instar de la professeure genevoise Marie-Laure Papaux Van Delden, l'ont sérieusement mise en doute. Mais il y a plus: dans un rapport d'octobre 2009, le Comité des droits de l'homme de l'ONU demandait à la Suisse de «revoir d'urgence sa législation afin de la rendre conforme au Pacte [international relatif aux droits civils et politiques]». Ce texte stipule que «le droit de se marier et de fonder une famille est reconnu à l'homme et à la femme à partir de l'âge nubile». L'injonction des Nations Unies, qui ne semble guère avoir fait de bruit sur la scène politique, est restée lettre morte.

Soutenue par tous les partis de la droite et du centre, la révision du Code civil a aussi recueilli l'approbation de la grande majorité des cantons (21 sur 26). Vaud, Genève, Neuchâtel, Berne et Schaffhouse sont les seuls à s'y être opposés. Dans sa réponse à la consultation, le Conseil d'Etat vaudois – à majorité de droite – fait valoir que «les personnes en séjour illégal qui souhaitent véritablement se marier ne doivent pas être privées de cette possibilité, ni se heurter à des obstacles insurmontables ou à des procédures chicanières».

Obligés de dénoncer

Autre volet de la réforme: les officiers d'état civil seront aussi tenus de dénoncer à l'autorité de police des étrangers les fiancés en situation illégale. Ces derniers seront du coup des candidats à l'expulsion. «La cohérence de l'activité étatique s'en trouve accentuée», se réjouissait la commission des institutions politiques du Conseil national dans son rapport sur le projet de révision.

L'ancienne conseillère nationale libérale Suzette Sandoz, juriste spécialisée dans le droit du mariage, se dit quant à elle «horrifiée» par cette consécration de la délation. «L'utilisation d'une autorité civile, l'officier de l'état civil, indispensable à l'exercice du droit fondamental au mariage, pour dénoncer à la police une personne même en situation illégale en Suisse équivaut à la mise sur pied d'une police d'Etat comme dans les pires régimes totalitaires», écrivait-elle dans une chronique publiée il y a une semaine dans la NZZ am Sonntag.

Pour Michel Montini, cette disposition n'a rien d'extraordinaire: «La communication de l'identité des fiancés est logique. Aujourd'hui déjà, tout mariage d'étrangers est communiqué. C'est le cas également pour les mariages qui n'ont pas pu aboutir parce que l'officier d'état civil a refusé son concours.» I

«Les sans-papiers se battront encore»


L'étau se resserre autour des sans-papiers. Avec la restriction de l'accès au mariage, c'est une des rares voies de régularisation qui se ferme. Contrairement à de nombreux autres pays (Italie, Espagne, Etats-Unis, etc.), la Suisse a toujours refusé de procéder à des régularisations collectives, même limitées à certaines catégories de clandestins.

Les autorités fédérales accordent en revanche, sur proposition des cantons, des permis humanitaires pour les «cas individuels d'une extrême gravité». Mais la pratique de l'Office fédérale des migrations (ODM) étant très sévère, les sans-papiers se risquent de moins en moins à sortir de l'ombre pour déposer une demande. En 2009, ils étaient 543 à obtenir un permis humanitaire, sur une population totale de 100 000 à 150 000 personnes. La situation s'apparente donc à une impasse.

«Les sans-papiers sont les esclaves de notre époque. On ne peut pas fonctionner sans eux et on le sait, mais on ne veut surtout pas qu'ils apparaissent!» analyse le conseiller national démocrate-chrétien Jacques Neirynck, l'un des seuls parlementaires du centre-droit à avoir refusé le durcissement du droit au mariage. Pour l'élu vaudois, «la Suisse devient de plus en plus un Etat de non-droits de l'homme».

Comment accuse-t-on le coup du côté des militants? «Même si le contexte est très difficile, les sans-papiers continueront à se battre pour leur régularisation», affirme Jean-Michel Dolivo, du Collectif vaudois de soutien aux sans-papiers. Pour le militant, qui siège au Grand Conseil vaudois dans les rangs d'A gauche toute, il s'agit en priorité de mener des actions de proximité: «C'est en montrant qu'ils sont là, ce qu'ils font, que l'on pourra commencer à contrer cette politique toujours plus discriminatoire.»

La cause des sans-papiers n'a pas connu que des échecs: le Grand Conseil vaudois a accepté en novembre dernier une initiative parlementaire visant à leur permettre d'accéder à la formation professionnelle. A Genève, la mobilisation du Conseil d'Etat en faveur des travailleurs de l'économie domestique est sans doute pour quelque chose dans le nombre élevé – par rapport aux autres cantons – de régularisations individuelles.

Pourquoi n'y a-t-il pas eu de véritable fronde contre la révision du Code civil? «Au parlement fédéral, tout ce qui touche au domaine de l'immigration passe sous le rouleau compresseur de la droite, de sorte que la gauche n'ose même plus faire de propositions», note Myriam Schwab, assistante sociale à la Fraternité, un service du Centre social protestant qui tient une permanence pour les sans-papiers. «La plate-forme nationale pour les sans-papiers, dont nous sommes membres, a été la seule à se bouger. Mais nous nous y sommes pris beaucoup trop tard.»

Les sans-papiers qui veulent se marier pourront-ils se rendre dans leur pays d'origine pour y demander un visa? «Cela va être la croix et la bannière, prévient Myriam Schwab. Par exemple, s'ils n'ont pas de ressources financières suffisantes, ils n'obtiendront pas de visa.» Or, l'obligation de quitter la Suisse les privera justement des revenus liés à leur travail. «Si l'homme est étranger et la femme établie en Suisse avec des enfants à charge, ce sera quasiment impossible», décrit l'assistante sociale. En quittant la Suisse, les sans-papiers sont souvent frappés d'une interdiction d'entrée sur tout le territoire Schengen. «Parmi ceux qui s'y sont risqués, on a vu des situations où la démarche dure plus de deux ans avant que la famille soit réunie», relate Myriam Schwab. MR